Trail running au Pouce

Le Pouce est la colline de course naturelle du centre de l’île. Depuis le parking de Petit Verger, l’itinéraire cartographié gagne environ 390 m en 2 km, assez raide pour faire mal et assez court pour être répété, et les courses du Moka Trail utilisent ses pentes depuis des années. Cette page traite la montagne comme un objectif de course, des distances de compétition aux sections que tout le monde marche, et termine par le savoir-vivre quand on partage un sentier étroit avec des marcheurs.

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Le chemin agricole à travers la canne au départ de Petit Verger
Dénivelé depuis Petit VergerEnviron 390 m en 2,05 km
Pente moyenneEnviron 16 %, jusqu’à 35
Courses du Moka TrailPetit Both 15 km, Grand Pouce 30 km
Record sur 24 heures16 ascensions en 23 h 56 min, 2020

Le Pouce comme objectif de course

Les chiffres expliquent l’attrait. L’itinéraire cartographié de Petit Verger fait 2,05 km dans un sens depuis un parking à 381 m, avec environ 390 m de dénivelé. Une base de données de sentiers donne une pente moyenne de 16 % et un maximum de 35 %, et la moitié inférieure se court pour qui a l’habitude des côtes, un chemin agricole à travers la canne, un kiosque, puis des lacets forestiers sur un sentier caillouteux. La moitié supérieure est une épaule dégagée où l’on peut courir de nouveau avant l’éperon final, que personne ne court.

Les temps aller-retour racontent la même histoire. Les marcheurs mettent 2 à 3 heures. Une plateforme populaire de partage d’itinéraires enregistre une boucle de 4,18 km en 1 heure 45 minutes de temps en mouvement pour des randonneurs ordinaires, et la section du parking à l’épaule, environ 240 m de montée, est l’intervalle naturel pour des répétitions de côte. Le côté Port-Louis depuis Tranquebar est la version longue, environ 3,6 km et 690 m dans un sens, plus caillouteuse et plus progressive, et la liaison entre les deux côtés fait une traversée d’environ 6 km avec un retour en bus.

L’altitude donne à la montagne sa météo. À 812 m, le sommet est souvent dans les nuages en fin de matinée, et l’alizé sur le sommet étroit compte pour qui se déplace vite et légèrement vêtu. Les départs matinaux conviennent aux coureurs encore plus qu’aux marcheurs.

Les courses du Moka Trail

Le Moka Trail est la course organisée sur cette partie de la chaîne et se tient depuis au moins 2017. Deux distances passent par Le Pouce. Le Petit Both, 15 km avec environ 800 m de dénivelé positif, monte jusqu’au col entre Le Pouce et Pieter Both et revient. Le Grand Pouce, 30 km avec environ 1 500 m de dénivelé positif, parcourt une plus grande partie de la chaîne de Moka. Le Grand Pouce 2017 a été remporté en un peu plus de trois heures, ce qui donne une idée du terrain. L’édition 2026 était programmée le 3 octobre à Beau Bois.

Les détails, les dates et les inscriptions changent d’une année à l’autre et sont publiés par les organisateurs et sur le registre des courses de l’ITRA. Si vous organisez un voyage autour de l’événement, confirmez la date sur les canaux officiels plutôt que sur cette page, qui n’est à jour qu’autant que ses sources. Aucune description publiée d’un itinéraire balisé de crête entre Le Pouce et Pieter Both n’existe en dehors de la course, et le col n’est pas une liaison de marche évidente, ne traitez donc pas le parcours comme un itinéraire de loisir sans connaissance locale.

Les distances du Moka Trail qui passent par Le Pouce
CourseDistanceDéniveléParcours
Petit Both15 kmEnviron 800 mJusqu’au col entre Le Pouce et Pieter Both et retour
Grand Pouce30 kmEnviron 1 500 mLe long parcours sur la chaîne de Moka, remporté en 3 h 04 min en 2017
Le rocher sommital de Pieter Both dans la lumière du matin

Seize ascensions en moins de 24 heures

L’exploit le mieux documenté sur la montagne revient à un coureur mauricien qui a gravi Le Pouce seize fois entre le 31 juillet et le 1er août 2020, en terminant en 23 heures 56 minutes. Sa montre a enregistré 67,72 km et 6 912 m de dénivelé positif, en tours d’environ 4,2 km. Le compte rendu de la presse sportive locale notait que le brouillard du matin avait rendu glissante la section technique finale, ce qui est la note de bas de page honnête de tout temps rapide ici.

Le calcul est instructif. Seize tours en 1 436 minutes font à peu près 90 minutes par aller-retour, tenues toute une nuit, en comptant la montée à pied de l’éperon à chaque fois. Un coureur frais sur une seule ascension sera plus rapide, mais le record montre ce que la montagne permet et ce qu’elle ne permet pas. Personne ne court le pouce. Le temps se gagne sur le chemin, les lacets et l’épaule, et se garde en ne tombant pas à la descente.

Quelles sections marcher

Courir tout l’itinéraire n’est pas le but, et au Pouce ce n’est pas possible. Les sections ci-dessous sont marchées par tous ceux qui connaissent la montagne, y compris les gens qui y détiennent les meilleurs temps.

Ce qui se court bien, c’est le chemin agricole, les lacets du bas par temps sec, toute l’épaule dégagée et, pour les bons descendeurs, la forêt jusqu’au kiosque quand le sol est ferme. Le côté Port-Louis ajoute une longue montée caillouteuse et progressive qui se court mieux en montant qu’en descendant.

  • L’éperon final, du pied du pouce au sommet. Vires étroites, courts passages au-dessus du vide et une tranchée dans la crête. Marchez-le, utilisez vos mains sur le ressaut rocheux, et marchez-le encore à la descente.
  • La descente des lacets du haut de la forêt quand ils sont mouillés. C’est là que les chevilles lâchent, comme l’a montré le secours en brancard d’août 2026. Ralentissez jusqu’à la marche sur la roche polie et la boue.
  • Le carrefour du kiosque et la bifurcation de Port-Louis, brièvement, pour être sûr de la ligne. Une descente rapide dans la mauvaise branche coûte une heure.
  • Toute section où des marcheurs arrivent en face sur un sentier étroit. Voir le savoir-vivre plus bas.
  • Les cinquante derniers mètres avant le sommet quand quelqu’un s’y trouve déjà. Le sommet est petit et les coureurs qui arrivent à vive allure inquiètent les gens assis près du bord.

Chaleur, boue et eau

Il n’y a pas d’eau sur l’un ou l’autre itinéraire et pas de boutique au parking de Petit Verger, un coureur emporte donc ce que la matinée demande. Pour une seule ascension en hiver, un demi-litre suffit à la plupart des gens. Pour des répétitions ou quoi que ce soit en été, de novembre à avril, quand les maximales sur la côte atteignent 29 °C en janvier et février et que l’épaule dégagée n’a aucune ombre, emportez au moins un litre et laissez-en davantage dans la voiture. Le sommet est environ cinq degrés plus frais que la côte, ce qui est agréable une minute puis froid dans un tee-shirt mouillé face au vent.

La boue est l’autre constante. Les lacets forestiers retiennent l’eau après la pluie et les mois les plus humides sont février et mars, quand la descente devient une glissade contrôlée pour les imprudents. Les chaussures de trail crantées ne sont pas facultatives. Le record des 24 heures a été établi fin juillet, en saison sèche. Consultez le bulletin cyclonique entre novembre et la mi-mai, et considérez un sommet coiffé de nuages comme le signe de faire des répétitions sur l’épaule et de laisser l’éperon.

Savoir-vivre sur un sentier partagé

Le Pouce est parcouru chaque jour par des familles, des visiteurs sur leur première montagne mauricienne, des groupes scolaires et des sorties guidées. Un coureur est la chose la plus rapide et la moins attendue sur le sentier, et les sections étroites ne laissent aucune place pour s’écarter.

Les clubs de course et la communauté du Moka Trail sont la meilleure source sur les conditions actuelles, les sorties en groupe et l’état du sentier après un cyclone. Renseignez-vous sur place plutôt que de vous fier à une trace enregistrée il y a des années.

  • Les marcheurs ont la priorité sur un terrain étroit. Ralentissez jusqu’à la marche, dites bonjour et passez quand il y a de la place. Sur l’éperon, attendez.
  • Signalez-vous avant les virages sans visibilité en forêt. Un mot calme à dix mètres vaut mieux qu’un cri à deux.
  • Restez sur le sentier. Les raccourcis à travers l’épaule et dans les lacets érodent la montagne, et le flanc nord-ouest est une réserve naturelle avec des plantes qui ne poussent nulle part ailleurs.
  • Ne dépassez pas en courant des enfants ou des groupes de randonneurs nerveux sur les vires. Arrêtez-vous, laissez-les se poser, puis repartez.
  • Ne laissez rien, y compris les emballages de gels. Les déchets sur cette montagne sont un problème documenté.
  • Partagez le sommet. Touchez le point haut, reculez et laissez le petit espace aux gens qui ont grimpé pour la vue.
  • Le petit matin est le moment calme et aussi le moment sûr. Courez accompagné du côté Port-Louis, qui a un historique de vols, le plus récent sous la menace d’un couteau au Dauguet en 2025.

Les questions que l’on se pose

Peut-on monter au Pouce en courant ?

En grande partie. Le chemin agricole, les lacets forestiers par temps sec et l’épaule dégagée se courent pour qui a l’habitude des côtes, et l’itinéraire de Petit Verger est assez court, environ 2 km et 390 m, pour servir aux répétitions. L’éperon final sur le pouce est étroit, exposé et rocheux, et tout le monde le marche, y compris les coureurs qui détiennent les meilleurs temps sur la montagne.

Combien de temps faut-il pour courir Le Pouce ?

Il n’existe pas de temps officiels, mais le record de seize ascensions en un peu moins de 24 heures revient à environ 90 minutes par aller-retour d’environ 4,2 km, tenues toute une nuit. Un coureur frais sur une seule ascension sera bien en dessous. Les marcheurs mettent 2 à 3 heures pour l’aller-retour, et une plateforme populaire de partage d’itinéraires enregistre une boucle de randonnée en 1 heure 45 minutes de temps en mouvement.

Quand a lieu le Moka Trail ?

L’édition 2026 était programmée le 3 octobre à Beau Bois, avec le Petit Both sur 15 km et environ 800 m de dénivelé et le Grand Pouce sur 30 km et environ 1 500 m. Les dates et les parcours changent, confirmez donc l’édition en cours auprès des organisateurs ou sur le registre des courses de l’ITRA avant d’organiser un voyage autour. Le Petit Both monte jusqu’au col entre Le Pouce et Pieter Both.

Est-il sûr de courir seul au Pouce ?

Côté Moka depuis Petit Verger, le matin, c’est un risque ordinaire que prennent beaucoup de coureurs locaux. Prévenez quelqu’un de votre plan et emportez un téléphone, car l’entorse de la cheville à la descente est la blessure courante. Côté Port-Louis, avec son historique de vols, le plus récent au Dauguet en 2025, courez accompagné. Dans les deux cas, marchez l’éperon final, où une chute serait grave.

Faut-il des bâtons pour courir Le Pouce ?

Non. L’itinéraire est court et le seul endroit où des bâtons pourraient aider, la descente boueuse de la forêt, se gère mieux en ralentissant et en choisissant sa ligne. Sur l’éperon final, les bâtons sont un danger, car vous avez besoin de vos mains sur la roche. Si vous utilisez des bâtons pour le long parcours du Moka Trail, c’est une autre question qui dépend du règlement de la course et de vos habitudes.

Existe-t-il un itinéraire du Pouce à Pieter Both ?

Le parcours du Petit Both du Moka Trail monte jusqu’au col entre les deux montagnes, mais aucune description publiée d’un itinéraire balisé de crête pour le loisir n’existe, et le col n’est pas une liaison de marche évidente. Pieter Both lui-même demande des cordes et un guide pour le rocher sommital. Considérez les deux comme des sorties séparées à moins d’avoir une connaissance locale et un compagnon qui a déjà fait la liaison.

Chargez l’itinéraire

Les deux itinéraires avec profils d’altitude et fichiers GPX, pour planifier des répétitions ou la traversée.

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Sources
Le Pouce