Quelle est la difficulté du Pouce ?
La réponse honnête est que Le Pouce est deux randonnées. La première, du parking de Petit Verger à l’épaule herbeuse vers 625 m, est une marche facile à modérée que des enfants en forme réussissent. La seconde, les cent derniers mètres sur le pouce, est un passage raide, les mains sur le rocher, dans une tranchée étroite avec un ressaut et le vide d’un côté. La plupart des gens qui trouvent Le Pouce plus dur que prévu avaient entendu parler de la première randonnée, pas de la seconde.
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Pourquoi « facile » trompe les débutants
Le Pouce figure sur presque toutes les listes de randonnées faciles à Maurice, et l’étiquette n’est pas fausse pour l’essentiel de la distance. La piste agricole est une promenade, le sentier forestier une montée régulière, et l’épaule une prairie. Un guide de randonnée classe l’ensemble facile à modéré, un autre facile à moyen, et le blog d’un hôtel le dit simplement facile. Les bases de données de sommets sont plus prudentes. PeakVisor cote le sentier T2 sur l’échelle suisse de randonnée, ce qui désigne un sentier de montagne exigeant un pied sûr, et la communauté du Hiking Project classe l’itinéraire sud comme difficile, surtout à cause du final.
Le problème est que ces étiquettes décrivent des parties différentes de la montagne. Un visiteur qui lit facile et arrive en sandales, avec un litre d’eau et sans savoir que la dernière section demande les mains, a été trahi par le mot plutôt que par la montagne. Cette page note la randonnée de cinq façons distinctes, l’effort, le terrain, l’orientation, l’exposition et la météo, pour que vous puissiez la juger à l’aune de votre propre expérience plutôt que d’un seul adjectif.
L’effort que demande la montée
Le tracé cartographié gagne environ 390 m sur 2,05 km depuis le parking, ce qui fait une montée régulière plutôt que brutale. L’enregistrement du Hiking Project donne une pente moyenne de 16 % et une pente maximale de 35 %. L’essentiel de cette montée se concentre dans les 700 m environ de lacets forestiers entre le kiosque, vers 437 m, et l’épaule, vers 625 m, où le sentier gagne à peu près 190 m. La plupart des marcheurs atteignent l’épaule en moins d’une heure et sont agréablement surpris de la vitesse à laquelle elle arrive.
L’effort est donc modéré. Quiconque marche d’un bon pas pendant une heure sans difficulté viendra à bout de l’approche, même si la chaleur sur la piste découverte dans la canne en été et l’humidité sous les arbres la rendent plus dure que les chiffres ne le suggèrent. Partez tôt, emportez 1,5 litre d’eau par personne, et la note d’effort reste honnête. L’itinéraire nord depuis Port-Louis est une autre affaire, avec environ 690 m de dénivelé sur 3,6 km, et il relève du modéré à difficile pour le seul effort.
Le terrain sous les pieds et le passage final
Sous l’épaule, le sol mêle basalte, racines et argile rouge, avec quelques passages taillés dans la pente. Il est irrégulier et glissant après la pluie, mais jamais technique. Le pouce est une autre affaire. Le sentier se resserre en une tranchée creusée le long de la crête sur environ 30 m, puis arrive à un ressaut rocheux où vous utiliserez les mains sur quelques mètres. Un enregistrement côté Moka juge les 100 derniers mètres raides et glissants, et la description communautaire du Hiking Project parle de progression sur des vires et des passages rocheux étroits avec une exposition importante.
En termes d’escalade, c’est un passage facile. Personne n’a besoin de corde, de baudrier ni d’expérience du rocher, et c’est la différence la plus nette avec le Pieter Both voisin, dont le rocher sommital se grimpe encordé sur des broches métalliques fixes. Ce que le pouce exige, c’est trois points d’appui sur le ressaut, la volonté de se tourner face à la roche à la descente, et le bon sens de le laisser tranquille quand la roche est mouillée. Les prises sont polies par des années de semelles, ce qui les rend lisses autant qu’évidentes.
L’exposition, et qui devrait s’arrêter à l’épaule
L’exposition désigne un endroit où une glissade aurait des conséquences, et Le Pouce en a deux. La tranchée le long de la crête a de la roche des deux côtés, mais le terrain tombe au-delà, et la plateforme sommitale elle-même est petite, avec des bords dont il ne faut pas s’approcher debout. Un article de la presse locale sur une ascension scolaire notait que le sommet est assez petit pour que l’on reste assis, et la description du Hiking Project le dit confortable pour six personnes environ et inconfortable au-delà de dix.
Si le vide vous paralyse, le conseil du guide local est direct et juste. Toute personne sujette au vertige devrait s’abstenir sur la dernière section. L’épaule, vers 625 m, est un beau point de vue, avec le Pieter Both, Port-Louis et le plateau en vue, et vous perdez très peu à vous y arrêter pendant que vos compagnons continuent. Personne ne devrait se sentir obligé de finir, et un groupe qui en convient au parking passe une meilleure matinée qu’un groupe qui en discute sur le pouce.

Comment la météo change la note
Par une matinée sèche et calme, le final du sommet est un court passage que la plupart des adultes agiles apprécient. Par vent, nuages ou pluie, cela devient une autre sortie. Le sommet est venteux la plupart des jours et les randonneurs signalent un vent fort près du haut, où la tranchée et la plateforme exposée le ressentent le plus. Le brouillard matinal a rendu la dernière section assez glissante pour être signalée dans la presse locale, et la descente en forêt après la pluie est une glissade de boue par endroits. Le sol argileux retient l’eau longtemps après le retour du ciel bleu.
La règle pratique est de décider à l’épaule, pas au parking. Si le pouce est dans les nuages, si vous entendez le vent sur la crête ou si la roche est mouillée, la note est passée de modérée à sérieuse, et le sommet sera encore là un autre jour. Les mois plus frais et plus secs, de mai à novembre, donnent les conditions les plus fiables, et le matin l’emporte sur l’après-midi tous les mois de l’année.
À qui convient la randonnée, et comment elle se compare
Le Pouce convient aux marcheurs réguliers qui veulent un vrai sommet sans corde ni guide, aux familles avec des enfants d’environ 8 ans et plus habitués à marcher, et à quiconque séjourne à Port-Louis, à Moka ou dans le nord avec une matinée libre. Les sorties guidées fixent un âge minimum de 10 ans, et un opérateur déconseille la randonnée aux personnes ayant des problèmes de dos ou des troubles cardiaques sérieux, ainsi que pendant la grossesse. C’est un mauvais choix pour une toute première randonnée avec des chaussures neuves, pour quiconque ne supporte pas le vide, ou pour un après-midi pluvieux.
Face aux autres ascensions célèbres de l’île, il se situe au milieu. Le Morne Brabant, 556 m, est plus bas, mais sa partie haute est gérée et guidée par Le Morne Heritage Trust Fund et exposée plus longuement. Le Pieter Both, 820 m, n’est que légèrement plus haut, mais son rocher sommital est une escalade encordée que la plupart des visiteurs font avec un guide. La Montagne du Lion, dans le sud-est, est plus basse encore, environ 480 m, mais plus raide pour sa hauteur, avec une crête exposée et aucun balisage. Le Pouce est celui que l’on peut gravir avec un ami un samedi et appeler quand même une montagne.
| Montagne | Altitude | Final du sommet | Guide ou corde |
|---|---|---|---|
| Le Pouce | 812 m | Court passage dans une tranchée, les mains sont nécessaires | Ni l’un ni l’autre |
| Pieter Both | 820 m | Escalade encordée d’un rocher en équilibre sur des broches métalliques | Corde et guide habituels |
| Le Morne Brabant | 556 m | Partie haute exposée sur un itinéraire aménagé | Partie haute guidée |
| Montagne du Lion | Environ 480 m | Crête raide et exposée, non balisée | Ni l’un ni l’autre |
| Piton de la Petite Rivière Noire | 828 m | Marche sur un plateau forestier | Ni l’un ni l’autre |
Les questions que l’on se pose
Est-il facile de gravir Le Pouce ?
L’essentiel de l’itinéraire est facile à modéré, une montée régulière sur un sentier balisé jusqu’à une épaule herbeuse vers 625 m. Les cent derniers mètres sur le pouce sont raides et étroits, avec un ressaut rocheux qui demande les mains et une certaine exposition. Les marcheurs réguliers et en forme font le tout en 2 à 3 heures. Les débutants doivent s’attendre à travailler plus que le mot facile ne le laisse entendre, et doivent se sentir libres de s’arrêter à l’épaule.
Le Pouce est-il plus dur que le Morne ?
Ils sont durs de façons différentes. Le Pouce est plus haut, 812 m, mais sa difficulté se concentre dans un seul court passage au sommet. Le Morne est plus bas, 556 m, mais sa partie haute est exposée plus longuement et elle est guidée et gérée par la fondation du patrimoine. Si vous supportez un bref ressaut rocheux et une crête étroite, Le Pouce est la montagne la plus facile. Si une exposition prolongée vous gêne moins que de grimper avec les mains, le Morne vous conviendra peut-être mieux.
Faut-il faire de l’escalade sur Le Pouce ?
Non. Le ressaut rocheux du pouce est un passage de quelques mètres où l’on s’aide des mains pour l’équilibre, et personne n’emporte de corde ni de baudrier. C’est la différence essentielle avec le Pieter Both, dont le rocher sommital se grimpe sur des broches métalliques fixes avec une corde. Si vous pouvez franchir un mur de jardin raide avec les mains et les pieds, vous pouvez passer le ressaut par temps sec.
Puis-je faire Le Pouce si j’ai peur du vide ?
Vous pouvez en faire l’essentiel. L’approche n’a aucune exposition et l’épaule, vers 625 m, est une prairie ouverte et sûre avec vue sur le Pieter Both et Port-Louis. La tranchée et la plateforme sommitale sont les parties qui gênent les personnes sujettes au vertige, et le conseil local est de s’arrêter en dessous. Prévenez vos compagnons à l’avance, profitez de l’épaule et laissez-les continuer.
Comment Le Pouce se compare-t-il au Pieter Both ?
Le Pouce est la marche et le Pieter Both l’escalade. Ils ont presque la même altitude, 812 m contre 820 m, et se dressent à quelques kilomètres l’un de l’autre dans la chaîne de Moka. Le Pouce demande de bonnes chaussures et un peu de sang-froid pour un seul court passage. Le Pieter Both demande une corde, un guide et une tolérance pour un rocher véritablement exposé. Faites Le Pouce d’abord et décidez de son voisin depuis l’épaule.
Le Pouce convient-il aux enfants ?
Les enfants d’environ 8 à 10 ans habitués à marcher réussissent l’approche sans difficulté, selon les conseils locaux, et les sorties guidées fixent un âge minimum de 10 ans. Le passage final est la question de jugement. Beaucoup de familles s’arrêtent à l’épaule avec les plus jeunes pendant qu’un adulte continue avec les plus grands. Gardez les enfants près de vous sur le pouce et assis au sommet.
Parcourir l’itinéraire étape par étape
La page de la randonnée décrit chaque section du parking au sommet, avec la carte et le profil altimétrique.
