La randonnée du Pouce depuis Petit Verger
Le Pouce est le pic en forme de pouce de la chaîne de Moka, haut de 812 m et troisième point de Maurice. L’itinéraire classique part de Petit Verger, au-dessus de Saint-Pierre, du côté calme de Moka, grimpe environ 390 m en à peu près 2 km et demande à la plupart des gens 2 à 3 heures aller-retour. Presque tout est une marche sans difficulté. Les cent derniers mètres jusqu’au sommet ne le sont pas, et c’est là que ce guide s’attarde.
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À quoi ressemble la randonnée
Depuis le parking au-dessus de Saint-Pierre, l’itinéraire monte en trois temps. Une piste agricole à travers la canne mène à un kiosque, un sentier forestier monte en lacets jusqu’à une épaule herbeuse vers 620 à 630 m, et le pouce s’élève de cette épaule en une seule poussée raide et étroite jusqu’au sommet. L’essentiel du dénivelé se gagne en forêt, où le terrain est plein de racines et parfois boueux, mais jamais difficile.
Le tracé cartographié sur ce site mesure 2,05 km du parking, à 381 m, jusqu’au sommet, pour environ 390 m de montée, soit à peu près 4 km aller-retour. Les chiffres publiés vont de 3,7 à 4,6 km et de 320 à 410 m de dénivelé, ce qui tient à l’endroit où chaque marcheur a lancé son enregistrement et à ses détours sur l’épaule. Quel que soit le chiffre exact, c’est le caractère de la dernière section, et non la distance, qui décide si vous aimerez cette sortie.
Notre avis sincère est que Le Pouce est souvent qualifié de facile, et que le mot trompe les débutants. La plus grande partie de l’itinéraire est accessible à quiconque marche régulièrement. Le final du sommet est plus raide, plus étroit et plus exposé que l’approche, et vous pouvez vous arrêter en dessous, sur l’épaule, avec une vue excellente.
L’itinéraire depuis Petit Verger, étape par étape
Les étapes ci-dessous suivent le tracé cartographié, que vous pouvez suivre sur la carte et le profil altimétrique de cette section. Les distances et altitudes sont approximatives et proviennent des enregistrements GPS et des guides cités en fin de page.
Le parking au-dessus de Saint-Pierre, environ 381 m
La marche commence à un petit parking au bout d’une route agricole au-dessus de Saint-Pierre, à environ 381 m. Un panneau en bois liste les itinéraires qui partent d’ici, dont le sentier classique du Pouce et la traversée vers Le Dauguet. Prenez la large piste agricole au-delà des voitures, avec la canne des deux côtés et le pouce déjà en vue au-dessus de vous.
La route agricole et la bifurcation du kiosque
Après environ un demi-kilomètre de montée douce, la piste atteint un grand kiosque et une bifurcation vers 437 m. Le sentier balisé du sommet quitte ici la piste agricole, et la peinture bleue et blanche sur les poteaux et les arbres devient votre guide. Si vous êtes encore sur une large piste carrossable à travers la canne plusieurs minutes plus tard, vous avez raté l’embranchement.
Les lacets en forêt et les passages taillés dans la roche
Au-dessus du kiosque, le sentier se resserre et grimpe en lacets dans une forêt secondaire de goyaviers, d’acacias et de palmiers, avec quelques courts passages taillés dans la pente. Le sol est fait de racines et de cailloux, glissant après la pluie, et un petit autel rocheux marque un virage. C’est la partie soutenue de la montée, environ 190 m de dénivelé sur à peu près 700 m de sentier, et le seul vrai effort que ressentent la plupart des randonneurs.
L’épaule herbeuse, vers 620 à 630 m
La forêt s’ouvre sur une épaule herbeuse, parfois appelée le plateau ou l’Esplanade, à environ 620 à 630 m. La plupart des gens l’atteignent en moins d’une heure. Le pouce se dresse juste au-dessus, le rocher en équilibre du Pieter Both apparaît à l’est, Port-Louis au nord-ouest, et le sentier de Tranquebar arrive de l’autre versant pour rejoindre l’itinéraire ici. Reposez-vous, décidez de la montée finale, et faites demi-tour si le sommet est dans les nuages ou si le vent est fort.
La tranchée et le ressaut rocheux sur le pouce
Depuis l’épaule, l’itinéraire s’engage sur le pouce lui-même et change de caractère. Le sentier devient une tranchée étroite creusée dans la crête, avec de la roche des deux côtés sur environ 30 m, puis un court ressaut rocheux où vous aurez besoin d’une main ou deux sur quelques mètres. Les cent derniers mètres sont raides, les prises sont polies par des années de semelles, et le vide est présent d’un côté par endroits. Par temps sec et calme, c’est une courte escalade facile que la plupart des adultes raisonnablement agiles réussissent. Par vent, nuages ou pluie, le conseil honnête est de s’arrêter à l’épaule.
Le sommet, 812 m
Le sommet est une petite plateforme rocheuse à 812 m où six personnes environ peuvent s’asseoir confortablement. Par temps clair, la vue embrasse Port-Louis et son port, la plaine du nord qui file jusqu’au Coin de Mire et à l’île Plate, le Pieter Both tout proche à l’est, le pic Berthelot au sud et les villes du plateau au-delà. Asseyez-vous plutôt que de rester debout, rangez vos sacs et laissez de la place au groupe suivant.
La descente
Revenez par le même chemin. Le ressaut et la tranchée sont plus durs à descendre qu’à monter, parce qu’on voit moins bien ses pieds, alors tournez-vous face à la roche quand cela aide et prenez votre temps. Sous l’épaule, les lacets sont rapides mais glissants par temps humide, et une randonneuse qui s’est foulé la cheville dans cette descente en août 2026 a dû être redescendue sur une civière par une unité de police. Comptez environ une heure du sommet à la voiture.
Profil altimétrique issu d’un modèle de terrain à 30 m, qui lisse les sommets pointus. Les distances suivent le sentier cartographié. L’altitude officielle du sommet est indiquée à part.
Le final du sommet, en toute franchise
Guides et randonneurs décrivent la dernière partie en des termes étonnamment proches. L’un parle d’une main ou deux sur quelques mètres pour le ressaut, un autre décrit les 30 derniers mètres comme une tranchée le long de la crête et conseille à toute personne sujette au vertige de s’abstenir, un troisième évoque une progression sur des vires et des passages rocheux étroits avec une exposition importante. Tous décrivent la même courte section, et tous ont raison.
En pratique, vous utiliserez vos mains, le sentier est par endroits trop étroit pour que deux personnes se croisent facilement, et le vide est présent d’un côté, là où vous ne voudriez pas glisser. Rien de tout cela n’est de l’escalade technique et aucune corde n’est nécessaire. C’est en revanche la seule partie de la montagne où la roche mouillée, une rafale ou des nuages bas changent la sortie. Un article de la presse locale sur une ascension scolaire disait la même chose, avec les 50 derniers mètres relativement raides, de la prudence par vent ou après de fortes pluies, et tout le monde assis sur le petit sommet.

Combien de temps il faut et quand partir
Les temps enregistrés varient plus que les distances. Les marcheurs rapides sur Komoot notent environ 1 h 45 pour la boucle, un enregistrement Visorando depuis le côté de Moka donne 2 h 10, et l’indication la plus courante est de 2 à 3 heures pour l’aller-retour. Trois à quatre heures sont réalistes si vous vous arrêtez pour des photos sur l’épaule, attendez votre tour au sommet et descendez lentement. La plupart des gens atteignent l’épaule en moins d’une heure.
Partez tôt. La piste du bas, à travers la canne, est en plein soleil, le sommet est le plus dégagé avant que les nuages se forment en fin de matinée, et le parking se remplit le week-end. Maurice n’a pas d’heure d’été et le crépuscule est court, une vingtaine de minutes. Si vous partez l’après-midi, calculez à rebours depuis le coucher du soleil, qui tombe dès 17 h 38 en juin, et emportez systématiquement une lampe frontale.
| Source | Distance | Dénivelé | Temps |
|---|---|---|---|
| Tracé cartographié sur ce site | 2,05 km dans un sens | Environ 390 m | Non chronométré |
| Highlight Komoot, plus de 900 utilisateurs | Boucle de 4,18 km | 350 m | 1 h 45 |
| Enregistrement Visorando depuis Moka | Boucle de 3,70 km | 402 m | 2 h 10 |
Eau, chaussures et quoi emporter
Il n’y a pas d’eau sur l’itinéraire et pas de boutique au parking. Emportez au moins 1,5 litre par personne, davantage en été, et buvez sur l’épaule avant la montée finale, où vous voudrez avoir les mains libres. Le sol mêle basalte poli, racines et boue rouge, et des baskets ordinaires peinent dessus après la pluie.
- Des chaussures qui accrochent vraiment. Des chaussures de trail ou des chaussures de randonnée légères sont idéales, et des baskets à semelle lisse glissent sur la roche mouillée du dernier ressaut.
- Un chapeau et de la crème solaire pour la piste découverte dans la canne, et un coupe-vent léger pour le sommet, venteux la plupart des jours.
- Une lampe frontale s’il y a la moindre chance de finir vers le crépuscule, et un téléphone chargé avec l’itinéraire téléchargé, car la couverture mobile est correcte sur les crêtes mais pas garantie.
Suivre les balises bleues et blanches
L’itinéraire est marqué de peinture bleue et blanche sur les poteaux et les arbres, et un guide local compte une quinzaine de panneaux entre le parking et le sommet. Le balisage est bon, mais soyez attentif aux bifurcations, et le kiosque est la première. Dans les lacets en forêt, une règle utile donnée par un visiteur est de garder le sommet sur votre gauche à chaque fourche.
La bifurcation qui compte le plus est sur l’épaule, où le sentier de Tranquebar et de Port-Louis arrive du nord-ouest. À la montée, le pouce est évident. À la descente, prenez le sentier qui replonge dans la forêt vers Saint-Pierre plutôt que celui qui passe de l’autre côté, ce qui vous laisserait à Port-Louis, très loin de votre voiture. Téléchargez l’itinéraire depuis la page carte pour que votre téléphone lève tout doute.
Partager un tout petit sommet
Le sommet du Pouce accueille six personnes assises confortablement et semble bondé au-delà de dix, et la montagne est gravie tous les jours de la semaine. Un matin de week-end, il se peut que vous attendiez sur les derniers mètres qu’un groupe devant vous finisse ses photos. Asseyez-vous plutôt que de rester debout, gardez les sacs contre la roche et repartez une fois que vous avez bien regardé, pour que les suivants aient leur tour. Dix ou quinze minutes au sommet, c’est le rythme courtois.
La vue, quand la calotte de nuages se lève, est celle que Charles Darwin admirait en mai 1836, quand il écrivait que le pays de ce côté paraissait bien cultivé, divisé en champs et parsemé de fermes. La page sur la vue du sommet la décrit en détail.

Les questions que l’on se pose
Quelle est la longueur de la randonnée du Pouce ?
Sur le tracé cartographié, il y a environ 2 km du parking de Petit Verger au sommet, soit à peu près 4 km aller-retour, pour environ 390 m de dénivelé. Les enregistrements GPS publiés vont de 3,7 à 4,6 km selon le point de départ et les détours sur l’épaule. La plupart des randonneurs mettent 2 à 3 heures, et 3 à 4 avec les photos et une pause au sommet.
Le Pouce est-il facile à gravir ?
En grande partie, oui. La piste agricole, les lacets en forêt et l’épaule herbeuse sont une marche facile à modérée pour quiconque fait régulièrement de l’exercice, et des enfants de 8 à 10 ans habitués à marcher y arrivent. Les cent derniers mètres sur le pouce sont raides, étroits et exposés, avec un ressaut rocheux qui demande les mains. Cette partie n’est pas facile, et il est tout à fait acceptable de s’arrêter en dessous.
Faut-il un guide pour Le Pouce ?
Non. Il n’y a ni droit d’entrée, ni permis, ni obligation de guide, et l’itinéraire est balisé en bleu et blanc. Un guide est utile si vous voulez des connaissances locales, un transport depuis votre hôtel ou de la compagnie sur le passage final, mais les marcheurs sûrs d’eux avec l’itinéraire téléchargé se débrouillent seuls. Le Pieter Both voisin est la montagne qui demande cordes et guide.
Y a-t-il de l’eau sur le sentier ?
Non. Rien de ce que nous avons trouvé ne mentionne de source sur l’un ou l’autre itinéraire, et il n’y a ni boutique ni kiosque qui vende quoi que ce soit au parking de Petit Verger. Emportez au moins 1,5 litre par personne, et davantage pendant les mois d’été, de novembre à avril, quand la piste découverte dans la canne est chaude dès le milieu de la matinée.
Où commence la randonnée ?
À un petit parking au bout d’une route agricole à travers la canne, au-dessus de Saint-Pierre, à environ 381 m. On y accède depuis la B47 entre Moka et Saint-Pierre, dans un virage serré après la mosquée, où un petit panneau marron Le Pouce indique la route agricole. Les coordonnées GPS sont environ -20.2076, 57.5270. La page du départ donne les indications pas à pas et les options en bus.
Peut-on plutôt monter au Pouce depuis Port-Louis ?
Oui. Un itinéraire nord plus long part de Tranquebar, au bout de la rue Château d’Eau, passe Le Dauguet et grimpe environ 690 m sur 3,6 km pour rejoindre l’itinéraire de Petit Verger sur l’épaule, sous le sommet. Il est plus ombragé et plus progressif, mais avec à peu près le double de dénivelé et de temps. Les bus aux deux extrémités rendent la traversée possible.
Trouver le départ
La page du départ donne les indications pas à pas jusqu’au parking de Petit Verger, des notes sur le stationnement et les bus vers Saint-Pierre.
