Quoi emporter au Pouce

Le Pouce est une sortie de deux à quatre heures sur une montagne du centre de l’île, exposée, sans eau, avec peu d’ombre au-dessus de la forêt, un sommet venté et un final où l’on met les mains. La liste d’équipement est courte, et l’essentiel tient à l’eau, à l’adhérence et au soleil. Cette page donne la liste, explique les quelques objets qui font débat et montre ce qui change avec la saison.

Lire le guide
Le chemin agricole à travers la canne au départ de Petit Verger
Eau1,5 à 2 litres par personne
ChaussuresSemelles qui accrochent, pas de sandales
Ombre au-dessus de la forêtPresque aucune
SacUn petit sac à dos de journée

La liste courte

Tout ce qui suit tient dans un petit sac à dos et pèse quelques kilos avec l’eau. Rien n’est spécialisé. L’idée est d’emporter chaque objet pour la raison indiquée, afin de pouvoir juger vous-même de ce que vous laissez par un matin d’hiver frais et dégagé.

C’est toute la liste. Un appareil photo, des bâtons et un tee-shirt de rechange sont des choix personnels, abordés plus bas.

  • 1,5 à 2 litres d’eau par personne, davantage en été ou si vous comptez rester une heure sur l’épaule.
  • Des chaussures à semelle adhérente dans lesquelles vous pouvez grimper en vous aidant des mains. Chaussures de trail ou chaussures de randonnée légères, pas de sandales ni de baskets usées.
  • Une protection solaire. Un chapeau à bord, de la crème solaire appliquée avant le départ et des lunettes de soleil pour l’épaule à découvert.
  • Un coupe-vent léger pour le sommet.
  • Une veste de pluie légère ou une veste compactable en saison des pluies.
  • Une lampe frontale pour tout départ à l’aube, même si vous comptez redescendre de jour.
  • Un téléphone avec la trace GPX et une carte hors ligne chargées, batterie pleine, dans une poche zippée.
  • Un répulsif anti-moustiques si vous partez de Port-Louis.
  • Une petite trousse de premiers secours. Pansements, une bande pour une entorse, du ruban adhésif et vos médicaments personnels.
  • Un en-cas. Quelque chose de salé et quelque chose de sucré suffisent pour une matinée.

L’eau, et pourquoi 1,5 à 2 litres

Aucune source ne signale d’eau sur l’un ou l’autre itinéraire, et les randonneurs qui l’ont fait emportent environ deux litres. La montée depuis Petit Verger ne fait que 2 km environ, mais elle gagne 390 m, en grande partie à découvert, et le sommet est régulièrement venté, ce qui vous déshydrate plus vite que vous ne le remarquez. Les conseils locaux donnent 1,5 litre par personne comme minimum, et c’est juste pour un matin d’hiver frais et nuageux. En été, de novembre à avril, quand les maximales de jour sur la côte atteignent 29 °C en janvier et février, emportez 2 litres et buvez en montant, pas seulement au sommet.

Il n’y a pas de boutique au parking, qui est le bout d’un chemin agricole à travers la canne. Faites le plein à Moka ou à Saint-Pierre avant d’arriver, ou à votre hébergement. Si vous partez de Tranquebar pour le long itinéraire de Port-Louis, avec environ 690 m de dénivelé sur 3,6 km, prenez 2,5 à 3 litres ou prévoyez d’en acheter à l’arrivée.

Des chaussures qui accrochent sur le basalte mouillé et la boue

Le terrain est fait de basalte altéré et d’argile. Par temps sec, le bas du parcours est un chemin agricole puis un sentier forestier caillouteux que n’importe quelle basket supporte. Le problème, c’est tout le reste. Après la pluie, la section forestière se transforme en boue, la roche de l’éperon final se polit sous les semelles, et la descente côté Saint-Pierre devient l’endroit où les chevilles lâchent. L’évacuation en brancard d’août 2026 était une entorse sur cette descente.

Les chaussures de trail à semelle crantée sont le meilleur compromis. Elles accrochent dans la boue, elles sont assez légères pour le passage rocheux et elles sèchent vite. Des chaussures de randonnée légères conviennent si vous préférez un maintien de la cheville. Les sandales, les baskets de ville à semelle plate et tout ce qui a une semelle lisse restent dans la voiture. Si vos chaussures sont neuves, marchez une journée avec avant. Le ressaut rocheux final demande avant tout d’avoir confiance dans ses pieds.

Les marches rocheuses de la montée finale vers le sommet du Pouce

Soleil, vent et une veste de pluie légère

Au-dessus de la forêt, l’itinéraire est à découvert jusqu’au sommet, et à partir de l’épaule il n’y a plus aucune ombre. Le soleil mauricien est fort même en hiver et brûlant en été, et la plus grande partie de la montée depuis le kiosque lui fait face. Un chapeau à bord fait plus que la crème solaire seule, et les deux ensemble sont la norme. Mettez la crème à la voiture, car vous ne vous arrêterez pas pour le faire dans les lacets.

Le sommet se dresse à l’écart de ses voisins et prend l’alizé. Les randonneurs le décrivent comme aéré les bons jours et venté la plupart du temps, avec des rafales soudaines près du haut. Un coupe-vent léger, du genre qui se range dans le poing, transforme un sommet froid et pressé en un sommet confortable, et il mérite d’être emporté tous les mois de l’année. Les matins d’hiver, de juin à septembre, quand les températures nocturnes au niveau de la mer descendent vers 16 °C et que le sommet est plusieurs degrés plus froid, ajoutez une polaire fine pour l’aube.

La pluie arrive soudainement sur la montagne et les mois les plus humides sont février et mars. Une veste de pluie compactable est une assurance légère en saison des pluies et peut rester à l’hébergement par une journée d’hiver stable. N’emportez pas de parapluie. Il ne sert à rien dans le vent et il est dangereux dans le passage rocheux.

Frontale, téléphone et carte hors ligne pour les départs à l’aube

Une randonnée au lever du soleil veut dire quitter le parking dans le noir, et les lacets forestiers ne sont pas l’endroit pour une lampe de téléphone tenue d’une main. Une frontale laisse les deux mains libres pour la roche, ce qui compte sur l’éperon final, et elle ne pèse presque rien. Emportez-en une pour tout départ à l’aube, et aussi pour tout départ l’après-midi, car le crépuscule dure ici une vingtaine de minutes et le soleil se couche en hiver vers 17 h 40.

Votre téléphone doit contenir la trace GPX de ce site et une carte de fond hors ligne, téléchargées avant de quitter votre hébergement. La couverture réseau sur les crêtes est correcte mais pas fiable à chaque bifurcation dans la forêt. Partez avec une batterie pleine, gardez le téléphone dans une poche zippée plutôt qu’à la main, et pensez à une petite batterie externe si vous comptez naviguer et photographier pendant quatre heures. Enregistrez les numéros d’urgence, le 999 ou le 112 pour la police et le 114 pour une ambulance, là où vous les retrouverez sans réfléchir.

Répulsif, premiers secours et les petites choses

Les moustiques font partie de l’itinéraire de Port-Louis, où le sentier monte à travers les bois en passant par Le Dauguet et les temples, et les randonneurs qui ont fait la longue boucle les décrivent comme nombreux. Le répulsif vaut la peine là-bas et reste facultatif sur le côté dégagé de Moka. Il n’y a ni serpents venimeux ni grands prédateurs à Maurice, la liste de la faune est donc courte. On voit des singes près du sentier sur l’itinéraire de Petit Verger et au temple du côté nord. Ils ne sont pas insistants, mais gardez la nourriture dans le sac plutôt qu’à la main.

Une petite trousse de premiers secours doit couvrir les deux choses qui arrivent réellement ici, une cheville tordue et une main écorchée sur la roche. Une bande crêpe, quelques pansements, du ruban adhésif et des antidouleurs suffisent. Ajoutez un sifflet si vous en avez un. Une paire de gants légers aide certaines personnes sur le ressaut rocheux final, surtout quand il fait froid ou humide, et les bâtons aident dans la descente boueuse de la forêt mais doivent être rangés avant le passage rocheux.

Ce qu’il faut laisser

Le poids pose moins de problème au Pouce que la distraction et la perte. Les vols recensés du côté de Tranquebar, et l’impression générale d’une colline tranquille en bordure d’une capitale, plaident pour n’emporter que peu de choses de valeur.

  • Passeports, cartes bancaires de secours et bijoux. Laissez-les sous clé à votre hébergement.
  • Les grosses sommes en espèces. Emportez de quoi payer une boisson et un taxi.
  • Tout objet visible dans la voiture garée, de quelque côté de la montagne que ce soit.
  • Tongs, sandales et baskets à semelle lisse.
  • Un parapluie, inutile dans le vent du sommet.
  • Les bouteilles en verre, et tout ce que vous n’êtes pas prêt à redescendre. Les déchets sur la montagne sont un problème documenté dans la réserve.
  • Une enceinte. Le sommet est petit et partagé.

Ce qui change avec la saison

Maurice a deux saisons plutôt que quatre. Les Services météorologiques de Maurice décrivent un été chaud et humide de novembre à avril, avec une moyenne d’environ 24,7 °C, et un hiver plus frais et plus sec de juin à septembre, avec une moyenne d’environ 20,4 °C. Près des deux tiers des pluies tombent en été, les mois les plus humides sont février et mars et le plus sec est octobre. La saison cyclonique court de novembre à la fin avril, avec une fenêtre officielle d’alerte prolongée jusqu’à la mi-mai.

Adapter le sac à la saison
SaisonMoisSur la montagneÀ ajouter à la liste
Saison fraîche et sècheMai à octobreMatins les plus dégagés, aubes fraîches, sol ferme la plupart des jours, vent au sommetUne polaire fine pour l’aube, sinon la liste courte
Saison chaude et humideNovembre à avrilChaleur sur la pente à découvert dès la mi-matinée, nuages et averses l’après-midi, boue après la pluie, alertes cycloniques possiblesUn deuxième litre d’eau, une veste de pluie, un départ plus matinal et un coup d’œil au bulletin cyclonique
Tout départ à l’aubeToute l’annéeParking et forêt dans le noir, sommet froid jusqu’à l’arrivée du soleilFrontale, coupe-vent, une boisson chaude pour le sommet

Les questions que l’on se pose

Combien d’eau faut-il emporter pour Le Pouce ?

Au moins 1,5 litre par personne, et 2 litres en été ou si vous prévoyez une longue pause sur l’épaule. Il n’y a pas d’eau sur l’itinéraire et rien à acheter au parking, qui est le bout d’un chemin agricole. Pour le long itinéraire de Port-Louis depuis Tranquebar, avec environ 690 m de dénivelé, emportez 2,5 à 3 litres. Buvez en montant plutôt que de tout garder pour le sommet.

Faut-il des chaussures de randonnée montantes pour Le Pouce ?

Pas forcément montantes, mais il faut de l’adhérence. Des chaussures de trail à semelle crantée gèrent la boue de la forêt, la roche polie de l’éperon final et la descente caillouteuse. Des chaussures de randonnée légères conviennent si vous aimez le maintien de la cheville. Sandales, tongs et baskets à semelle lisse sont l’erreur classique et la raison pour laquelle on glisse dans la descente de Saint-Pierre après la pluie.

Peut-on acheter de l’eau ou de quoi manger au départ ?

Non. Le parking de Petit Verger est le bout d’un chemin agricole à travers la canne à sucre, avec un panneau en bois présentant les itinéraires et rien d’autre. Achetez ce qu’il vous faut à Moka ou à Saint-Pierre en chemin, ou apportez-le de votre hébergement. Le côté Port-Louis démarre dans un quartier de la ville avec des commerces, mais une fois au-dessus du Dauguet il n’y a plus rien jusqu’à la redescente.

Faut-il prendre des bâtons de marche ?

Ils aident dans les lacets boueux de la forêt, surtout à la descente, où se produisent la plupart des entorses. Ils gênent sur l’éperon final, où vous avez besoin de vos mains sur la roche, rangez-les donc sur l’épaule avant de grimper le pouce. Si vous n’avez qu’une paire pour deux, donnez-la à celui ou celle qui a les genoux les plus fragiles pour la descente.

Y a-t-il des toilettes au départ du Pouce ?

Aucune source n’en mentionne au parking de Petit Verger, et les visiteurs doivent partir du principe qu’il n’y en a pas. Côté Port-Louis, l’aire sportive du Dauguet, à environ un kilomètre au-dessus de Tranquebar, dispose d’un parking et de toilettes. Utilisez celles de Moka ou de Saint-Pierre avant de monter en voiture à Petit Verger.

Puis-je emmener mon chien au Pouce ?

Aucune source que nous ayons trouvée n’énonce de règle dans un sens ou dans l’autre, et le flanc nord-ouest est une réserve naturelle où le Forestry Service peut restreindre l’accès. Si vous emmenez un chien, tenez-le en laisse près des singes et des autres randonneurs, emportez de l’eau en plus pour lui et souvenez-vous que l’éperon final, avec ses vires et son ressaut rocheux, n’est pas un endroit pour un chien, en laisse ou non.

Regardez le ciel maintenant

La page météo explique les nuages au sommet, le vent et les mois qui offrent la vue la plus dégagée.

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Sources
Le Pouce